Clichy
| 26 caméras mobiles installées dans la ville |
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Après Colombes, Asnières et Boulogne, la ville de Clichy a décidé de s'équiper d'un dispositif de vidéosurveillance. C'est la première ville des Hauts-de-Seine gérée par un maire socialiste à emboîter le pas aux municipalités de droite. Cette décision divise la majorité municipale.
Le PRG, par la voix de Serge Setterahmane, adjoint au maire, a fait adopter un voeu lors du conseil municipal du mois de décembre pour que la mise en place de ce projet soit accélérée. Farouchement opposés à ce projet, les Verts menacent de quitter la majorité. « Toutes les villes s'y mettent, quelle que soit leur couleur politique. Ce n'est pas une arme au profit d'une politique axée sur le tout-sécuritaire, mais un instrument de prévention et de gestion de l'espace public », souligne Pascal Athor, adjoint au maire délégué à la sécurité.
Renforcer le rôle et les pouvoirs de la police municipale
Tout a commencé en 2003. Rémi Muzeau, conseiller municipal UMP, recueille 1 500 signatures en faveur d'un référendum sur la vidéosurveillance. L'idée, qui suscitait jusqu'alors l'opposition de la gauche à Clichy, fait finalement son chemin. Au printemps dernier, Gilles Catoire se rend à Evreux avec une délégation composée des représentants de toutes les forces politiques locales pour étudier le dispositif de vidéosurveillance installé dans la ville dirigée par l'UMP Jean-Louis Debré. Une deuxième visite est organisée aux Mureaux (Yvelines) et des contacts sont pris avec les villes d'Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) et de Lyon. A la lumière de ces exemples, la municipalité esquisse son dispositif dont la mise en place débutera l'été prochain pour s'achever d'ici à trois ans. De treize à seize caméras seront installées aux Sanzillons et aux Berges-de-Seine, deux quartiers jugés prioritaires. Les secteurs Fournier, centre-ville et entrée de ville (du côté de Paris) seront équipés par la suite. Au total, vingt-six caméras seront opérationnelles dans la ville. Ces caméras mobiles seront reliées par un réseau câblé à un poste de contrôle installé dans les locaux de la police municipale. Elles pourront être déplacées en fonction de l'évolution de la cartographie de la délinquance et des besoins. Des policiers municipaux assermentés seront chargés de contrôler les écrans. Seuls le maire, le chef de la police municipale et le directeur de la sécurité publique locale seront habilités à visionner les images. Sans oublier les officiers de police judiciaire. La municipalité souhaite, par ailleurs, renforcer le rôle et les pouvoirs de la police municipale en prolongeant l'activité de cette brigade de minuit à 3 heures et en l'armant.
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CLICHY, QUARTIER BERGES DE SEINE, MARDI. En s'équipant de caméras de vidéosurveillance, Clichy est la première ville des Hauts-de-Seine gérée par un maire socialiste à emboîter le pas aux municipalités de droit e en matière de délinquance. (LP/C.H.) |
Christine Henry
Le Parisien , vendredi 28 janvier 2005