Un homme présumé avoir violé vendredi une jeune femme dans une rame du RER en région parisienne a été mis en examen pour viol après avoir été reconnu sur les images de caméras de vidéosurveillance du réseau de transports, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
Le suspect, âgé d'une trentaine d'années, a été écroué à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne).
Selon l'enquête de l'antenne d'Evry du Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Versailles, les faits se sont déroulés alors qu'il était seul dans une rame RER de l'Essonne en compagnie de la victime, une étudiante canadienne de 25 ans, dans la soirée de vendredi, a précisé la même source.
L'homme a revêtu un masque de Scream et menacé la victime à l'aide d'un couteau. Celle-ci a résisté et a été legèrement blessée.
La victime a ensuite pu faire une description précise de son agresseur à la police.
Une identification a été effectuée grâce à l'aide des caméras de vidéosurveillance installées sur tous les transports en commun d'Ile-de-France.
"Nous avions une photographie plein cadre de l'agresseur" ce qui "a permis de (le) repérer", a indiqué la source judiciaire.
"Grâce à la vidéosurveillance moins de vingt-quatre heures ont été nécessaires pour l'arrêter", a-t-elle souligné.
L'homme a été arrêté à la gare RER de Massy (Essonne) samedi et a reconnu les faits.
En octobre 2004, deux jeunes gens présumés avoir violé et volé fin septembre une adolescente de 16 ans dans le RER C, dans le Val d'Oise, avaient été arrêtés grâce à la vidéo.
De création récente, les caméras sont sous la responsabilité du Service régional de la police des transports (SRPT), un service de police parisien compétent sur l'ensemble des transports en commun d'IDF.
Le "maillage policier", doublé de "l'efficacité" des caméras de vidéosurveillance, -qui, d'ici deux ans, seront au nombre de 6.000-, "donnent de bons résultats", a-t-on précisé de source policière mercredi.
© 2005 AFP